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Historique

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Les vingt-cinq premières années

L'idée de la formation de ce qui est devenu le Conseil canadien des arpenteurs-géomètres revient à M. John Pope, N.S.L.S., de Sydney (Nouvelle-Écosse). John était alors le président de l'Association of Nova Scotia Land Surveyors et en route pour le congrès de « Annual Convention of the Canadian Institute of Surveying » (C.I.S.) à Edmonton en 1968, il a pensé que ce serait une bonne idée si les présidents de toutes les associations provinciales d'arpenteurs pouvaient se réunir une fois par année pour discuter de questions d'intérêt commun. John a mentionné l'idée à plusieurs de ses collègues présidents qui l'ont convaincu de poursuivre son idée.

La première réunion des présidents provinciaux a eu lieu le 6 février 1969 dans la salle Champlain de l'hôtel Château Laurier à Ottawa, en conjonction avec le congrès annuel de C.I.S. La réunion était convoquée par un comité de l'ACSG pour explorer la faisabilité d'organiser une assemblée annuelle des présidents provinciaux. Le concept a été trouvé réalisable et des plans ont été préparés pour que les présidents se réunissent régulièrement.

Les réunions ont eu lieu deux fois par année, la première en conjonction avec le congrès de l'ACSG et la deuxième à l'automne de chaque année.

À la cinquième réunion à Toronto en 1971, une discussion considérable a porté sur la formation d'une organisation nationale permanente de coordination. La réunion, présidée par M. L.R. Feetham de la Nouvelle-Écosse, a adopté la résolution suivante.

Résolution pour étudier la création du CCAG

Proposée par M. R.A.E. Tate (Alberta), appuyée par M. K.C. Kirkup (Ontario)

ATTENDU QU'il y a un besoin reconnu de coopération plus étroite entre les organisations provinciales d'arpenteurs.

ATTENDU QU'il y a un besoin reconnu d'une discussion continue et de consultations sur des questions comme l'enseignement, l'autorisation, les normes et l'éthique.

IL EST RÉSOLU QUE   : Cette réunion approuve en principe la création d'un organisme de coordination permanent composé de représentants de toutes les associations provinciales d'arpenteurs, et

QU'on demande aux présidents provinciaux de discuter de cette question avec leurs associations respectives, et

QUE le président de cette réunion, R. Feetham, assume la responsabilité d'organiser l'étude continue des moyens d'atteindre les objectifs de cette résolution, et

QU'un rapport provisoire sur l'étude soit soumis au déjeuner des présidents à Québec le 3 février 1972.

Motion adoptée à l'unanimité.

La réunion suivante des présidents provinciaux a eu lieu au Château Frontenac de Québec le 2 février 1972 à l'occasion du congrès de l'Association canadienne des sciences géomatiques. Le président était M. L.R. Feetham de la Nouvelle-Écosse. Une ébauche des lettres patentes a été discutée mais sans que la question soit tranchée. Un comité permanent, connu sous le nom de " Comité spécial ", a été établi pour entreprendre les études et le travail associé à l'établissement d'un organisme de coordination permanent. M. Feetham a été nommé président du comité avec M. Fred Pearce (Ontario), M. Marcel Levêque (Québec) et M. Bernand White (C.-B.) comme membres.

La septième réunion des présidents provinciaux a eu lieu à l'hôtel Constellation de Toronto les 22 et 23 septembre 1972. M. J.B. Bolton du Nouveau-Brunswick était le président. La résolution suivante concernant la formation du CCAG a été adoptée :

Résolution d'approbation de principe pour créer le CCAG

Proposée par M. R. Feetham, appuyée par M. M. Gaudreault

ATTENDU QUE les présidents à la réunion d'octobre 1971 ont approuvé en principe la création du Conseil canadien des arpenteurs-géomètres.

ATTENDU QUE cette réunion a réétudié et endossé cette décision, et

ATTENDU QU'il existe la nécessité d'un échange et de la recherche d'information, de la normalisation des qualifications, de la réciprocité et de la coopération sur d'autres questions professionnelles,

IL EST RÉSOLU QU'on demande à chaque association, lors d'une assemblée annuelle ou spéciale, d'approuver ce qui suit :

  1. Approbation de principe de la formation du Conseil canadien des arpenteurs-géomètres en coopération avec CIS.
  2. Cotisation de quatre dollars (4,00 $) par membre actif pour contribuer au développement de cette organisation.
  3. Que les résultats de (a) et (b) ci-dessus soient soumis pour la réunion des présidents du 24 avril 1973 avec une date d'achèvement provisoire en avril 1974.

Résolution adoptée.

Chaque fois que des discussions ont eu lieu sur la création d'une nouvelle organisation, une partie de la discussion a porté sur le genre d'organisation et sa structure. À mesure que les réunions et les discussions ont progressé, la structure du Conseil canadien des ingénieurs (CCI) a été favorisée, et c'est cette structure qui a été adoptée finalement. Les règlements du CCAG ont pris étroitement pour modèle ceux du CCI au moment de l'incorporation.

Une grande partie de la discussion a porté sur la question de savoir si la nouvelle organisation devrait demeurer au sein de l'Association canadienne des sciences géomatiques ou devrait être établie comme une organisation séparée. Plusieurs présidents se préoccupaient authentiquement qu'une organisation séparée affaiblisse sérieusement CIS et disait que cela ne devrait se produire. D'autres pensaient que les objectifs à long terme de la nouvelle organisation étaient très différents de ceux de CIS et que le nouvel organisme devait donc être indépendant.

M.C.H. Weir, président de l'ACSG, a prononcé un discours d'accueil à la dixième réunion des présidents provinciaux tenue à l'hôtel Vancouver (C.-B.) le 2 avril 1974. M. Maurice Gaudreault du Québec était président. Dans son discours, M. Weir a présenté une ébauche de charte pour la création du CCAG, telle que proposée par CIS. Il a indiqué que la charte se voulait un compromis entre les provinces voulant que CIS soit un participant actif et ceux qui étaient d'avis que CIS ne devrait pas faire partie du CCAG. La charte a fait l'objet d'une discussion au cours de la réunion et a été renvoyée au Comité spécial pour examen.

Par la suite, la décision a été prise que le CCAG serait une société à charte séparée et, à la onzième réunion à Ottawa, il y a eu une discussion considérable concernant une entente officielle avec l'Association canadienne des sciences géomatiques. Un protocole d'entente a par la suite été rédigé et approuvé par les présidents à la douzième réunion à Fredericton (Nouveau-Brunswick), sous réserve de la ratification de l'Association of Manitoba Land Surveyors.

À la treizième réunion, tenue au Centre national des Arts d'Ottawa (Ontario) le 25 octobre 1975, le président Grenville T. Rogers de l'Ontario a indiqué que la constitution en société du CCAG n'était plus qu'une question de mise au point des détails. Dans le rapport de M. Feetham, il était fait mention que l'entente avec l'ACSG avait été transmise à toutes les provinces mais qu'on devait attendre jusqu'après l'incorporation pour que le CCAG puisse l'approuver. L'ACSG a indiqué qu'elle approuverait l'entente sans délai.

La quatorzième réunion des présidents provinciaux a eu lieu le 16 février 1976 à l'hôtel Inn on the Park de Toronto (Ontario). M. Grenville T. Rogers de l'Ontario était encore le président. Cette réunion a eu lieu juste après l'incorporation (10 février 1976). Toutefois, les trois demandeurs de l'incorporation, MM. Pearce, Blanchet et Feetham, étaient encore les trois seuls administrateurs, de sorte que le CCAG n'était pas réellement fonctionnel. On espérait qu'au moment de l'assemblée annuelle de l'ACSG à Winnipeg, le CCAG pourrait être opérationnel.

La réunion a porté sur de nombreuses tâches d'organisation comme l'établissement de comités pour s'occuper de fonctions opérationnelles et de questions d'intérêt commun.

Dans le cadre de cette quatorzième réunion, la première assemblée des membres du CCAG a eu lieu. MM. Pearce et Blanchet se sont réunis à cette fin (M. Feetham était absent). M. Pearce a été nommé président de la réunion.

Au procès-verbal de cette réunion, on peut lire : " Il présente ensuite la charte et déclare The Canadian Council of Land Surveyors - Le Conseil Canadien des arpenteurs géomètres comme organisme constitué en société. "

Les élections pour le premier conseil d'administration ont eu lieu, élisant M. Pearce à titre de président, M. Feetham vice-président et M. Blanchet secrétaire-trésorier.

Les premières réunions du Conseil canadien des arpenteurs géomètres (sous ce nom) ont eu lieu au Holiday Inn de Winnipeg (Manitoba) du 18 au 20 mai 1976. La réunion du 18 mai s'est ouverte avec M. A. MacTaggart, président de l'Association of Manitoba Land Surveyors à la présidence. Une discussion a suivi immédiatement concernant la structure et les activités du nouvel organisme. Un comité de mise en candidature a été établi pour nommer une liste d'administrateurs. M. J.R. George de la Saskatchewan a été élu président, M. M. Gaudreault du Québec a été élu vice-président et M. D.W. Crandall du Manitoba a été élu secrétaire-trésorier. M. George a assumé la présidence comme premier président du Conseil canadien des arpenteurs-géomètres.

Accomplissements

Les objectifs du Conseil figurent dans les lettres patentes. Au fil des ans, le CCAG a réalisé de bons progrès quant à la réalisation de ces objectifs.

Il a formulé et distribué aux associations membres un code de déontologie national pour les arpenteurs-géomètres.

Il a adopté une politique de réciprocité qui a été acceptée par ses associations membres.

Il a inauguré un programme d'accréditation universitaire. En vertu de ce programme, les universités du Nouveau-Brunswick, Laval, de Toronto (Erindale College) et de Calgary ont toutes demandé l'accréditation du CCAG. Les programmes de génie de l'arpentage ou de science des levés de ces universités ont été accrédités au cours des cinq ou six dernières années.

Une politique sur l'approvisionnement de services d'arpentage a été formulée et adoptée par les associations membres.

Un programme complet d'assurance responsabilité professionnelle a été établi. Huit des neuf associations membres sont membres du programme. Des études ont été entreprises sur la faisabilité d'instituer un programme d'auto-financement. Ces études indiquent que la proposition est faisable mais que des problèmes associés aux frais de démarrage n'ont pas été résolus.

Le problème des normes nationales a été examiné régulièrement. Un exemple remarquable est le Surveyors Real Property Report (rapport immobilier). Ce document a été formulé suite aux plaidoyers de prêteurs nationaux pour un produit d'un format et d'un contenu cohérents dans tout le Canada, ce qui a été réalisé tout en permettant des variantes attribuables aux exigences locales.

Le CCAG a maintenu un comité d'éducation actif. Il a coopéré avec les associations membres à des projets d'éducation continue et avec l'Association canadienne des sciences géomatiques à des projets comme le Manuel sur le droit de l'arpentage au Canada.

La discussion de sujets d'intérêt commun demeure une haute priorité du CCAG. Suite à ces discussions, le CCAG participe actuellement à des projets relatifs à la coopération dans la profession de l'arpentage, aux préoccupations environnementales, aux relations publiques, à l'ALENA, au commerce intérieur, au droit d'auteur et à l'assurance des titres.

Les années 1990

En 1992, le CCAG a examiné sa prochaine phase de croissance. Il avait réalisé bon nombre de ses objectifs originaux et il devait planifier activement pour l'avenir.

À cette époque, l'Ordre des arpenteurs-géomètres a décidé de retirer son soutien au CCAG, ce qui a donné lieu à une grande diminution à court terme des fonds disponibles pour exercer toutes ses fonctions. Toutefois, comme pour tous les arpenteurs à ce moment, des changements ont été apportés pour tenir compte des recettes réduites.

En 1993, le CCAG a adopté un plan stratégique complet qui couvrirait les années 1993 à 1996. Le plan a été adopté par le conseil d'administration et approuvé en principe par chacune de associations membres. Le plan proposait trois principes importants   :

  1. Le mandat des administrateurs du CCAG devrait être de trois ans afin de promouvoir la continuité.
  2. Le CCAG continuera de maintenir un petit nombre de comités permanents mais la plupart des tâches seront accomplies sur " une base de gestion de projet ".
  3. On devrait mettre plus d'accent sur la communication.

Devant la nécessité d'améliorer la communication et la retraite imminente du secrétaire-trésorier, on devait trouver une personne qui pourrait s'occuper de l'administration du bureau mais qui passerait la majeure partie de son temps à des activités de communication.

Diane Sims a été embauchée en 1993 comme directrice du bureau. Avec le comité éditorial, elle a créé un nouveau magazine à papier lustré appelé Focus qui serait publié deux fois par année et serait autosuffisant grâce aux recettes de la publicité. Un Bulletin de moindre envergure a également été créé et devait être publié six fois par année.

En 1995, Mme Sims a démissionné du CCAG pour occuper un nouveau poste. L'Association des arpenteurs-géomètres de l'Ontario a avancé une proposition par laquelle elle offrirait une base des opérations pour les activités du CCAG et Brian Munday, membre du personnel de l'AAGO, deviendrait directeur général du CCAG. Cette proposition a été acceptée par le conseil d'administration du CCAG en juillet 1995.

En 1998, Brian Munday a accepté le poste de directeur général d'un membre du CCAG, l'Alberta Land Surveyors Association, et Sarah Cornett, de l'AAGO, est devenue directrice générale du CCAG ainsi que registraire adjointe de l'Association des arpenteurs-géomètres de l'Ontario selon une entente avec l'association ontarienne.

L'entente originale de cinq ans avec l'Association des arpenteurs-géomètres de l'Ontario a pris fin en 2000 et le conseil d'administration a décidé qu'afin d'accroître l'efficacité du CCAG, un engagement à obtenir un directeur général exclusif et des bureaux était nécessaire. L'Association canadienne des sciences géomatiques et l'Association des arpenteurs des terres du Canada examinaient un nouvel espace à bureaux à Ottawa à ce moment et il a été convenu que le CCAG se joindrait à ces deux organisations associé dans une suite de bureaux partagés afin d'être situé de façon centrale dans la capitale du pays et d'accroître les communications avec les autres organisations en géomatique. Sarah Cornett est demeurée directrice générale en consacrant 30 heures par semaine aux projets du CCAG et l'administration a été confiée à contrat à l'ACSG pour offrir un soutien administratif à temps partiel par le personnel de son bureau. Une augmentation considérable des cotisations au CCAG de 50 $ à 65 $ par membre actif de chaque association membre a fourni le financement nécessaire pour obtenir plus d'heures du personnel.

À l'assemblée générale annuelle de janvier 2001, l'Association des arpenteurs des terres du Canada, qui avait obtenu le statut de profession autonome en mars 1999, est devenue membre à part entière du CCAG avec Carl Friesen de Yellowknife (Yukon) qui est devenu le premier directeur des terres du Canada.

L'avenir

La profession de l'arpentage traverse des changements profonds dans plusieurs de ses disciplines. Ces changements engendrent de nouvelles préoccupations et de nouveaux défis. Le CCAG recherche la coopération constante avec les autres associations pour relever ces défis.

Depuis le concept original de John Pope en 1968, le CCAG a évolué grâce aux quatorze réunions des présidents provinciaux pour devenir une société à charte fédérale. Au cours de ces vingt ans d’existence, sa stature et sa crédibilité ont augmenté, non seulement aux yeux de ses associations membres mais auprès de toute la profession de l’arpentage.

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